Et la Butte s'est remise à chanter
Quatre mois de silence et une ambiance de feu pour la première journée. La Butte après nombreux malentendus a retrouvé des couleurs et de la voix, et c'est la Mosson entière qui s'en réjouit.
Bastia, Grenoble, Le Havre et Libourne, quatre rencontres à la Mosson en fin de saison, pour quatre matchs sans ambiance, où un stade peu garni se transforme rapidement en cimetière, quand les Ultras font grêve. L'été est passé, dirigeants et supporters ont renoué le contact, et les Ultras (BP 91 et AU) ont choisi de reprendre leurs encouragements, s'expliquant même à l'aide d'un communiqué d'une rare clarté. Sans oublier les incidents de Clermont, ni excuser certains débordements, il faut bien reconnaître qu'un stade, une équipe ont un besoin vital de leurs Ultras, les seuls à garantir l'ambiance, les seuls à faire appplaudir les Présidentielles, les seuls à pouvoir mettre un semblant de pression sur un arbitre et un adversaire.
En ne sifflant pas après l'égalisation amiénoise, en continuant en choeur à soutenir les siens, en mettant une pression énorme sur le coup franc de Costa, la Butte a tenu parfaitement son rôle de douxième homme. La joie collective, le poing rageur de Carotti et le maillot embrassé à leur encontre sont la preuve aussi que l'histoire d'amour qui lie joueurs et ultras est de nouveau au beau fixe. Alors si seulement 7200 spectateurs se sont massés dans les tribunes de la Mosson, la qualité a remplacé la quantité. Le mois d'août est évidemment propice aux ambiances chaleureuses, aux retrouvailles entre un public et ses joueurs, et évidemment après quelques défaites, la Mosson risque de sonner creux, pour recevoir des équipes comme Dijon, Tours ou Vannes en plein hiver. Mais réjouissons-nous d'avoir revu une tribune Etang de Thau colorée et bruyante.
Alors vendredi encore, la Butte entonnera "le foot le samedi", sempiternelle complainte envers la Ligue et ce cher M.Thiriez. On espère surtout la voir chavirer de bonheur au coup de sifflet final, et entendre des chants de la première à la dernière seconde. En attendant évidemment la grande récompense, et le rendez-vous de l'année, le derby face à l'ennemi préféré nîmois. |