Naufrage à Dijon
Trop prudents, puis extrèmement maladroits, les Montpelliérains s'inclinent dans les ultimes secondes à Dijon, concédant ainsi leur troisième défaite de la saison. Désormais 12emes, les Pailladins sont loin dans les chiffres et dans le jeu d'une place sur le podium. Une grosse remise en question s'impose.
Voir aussi : notes des joueurs
90eme minute, une frappe détournée par Carotti s'échoue en corner. Un coup de pied au second poteau, Obameyang seul a le temps d'amortir de la poitrine, et d'envoyer un boulet de canon dans la lucarne opposée. Montpellier s'incline 1-0. Une défaite synonyme de cruelle désillusion.
Courbis souhaitait jouer la défense en première mi-temps pour mieux piéger son adversaire en contre dans un second temps. Ces joueurs ont été incapables de concrétiser les trois occasions immancables qui auraient du faire la différence.
45 minutes à s'ennuyer, à jauger des Dijonnais courageux mais terriblement naïfs, à attendre regroupé en 4-5-1, avec le pauvre Camara seul en pointe et rapidement diminué par une blessure. A l'exception d'un Sabo remuant côté gauche, les Pailladins subissent, n'alignent pas trois passes, Deruda symbolisant un déchet considérable. Les Bourguignons sont guère menaçants, quelques frappes écrasées, deux trois ballons sillonnant la surface de réparation sans trouver de preneur. Seul Yangambiwa apparaît à la peine sur son côté, malmené par MViola. La rentrée de Montaño à la place de Camara n'offre que peu de possibilités. Seul frisson pour la défense dijonnaise, un centre en retrait de Sabo que Montaño, devancé par Lofties ne peut reprendre.
De retour des vestiaires, Bourguignons et Héraultais se décident enfin à dévoiler leurs ambitions, et Deruda dès la 47eme gâche une première balle de match. Sur un centre de Bocaly, l'ancien Marseillais, seul au point de penalty, ne cadre pas son plat du pied. Les Dijonnais répliquent immédiatement, et l'excellent Ribas, suite à une action collective dans la surface, tente une frappe enveloppée, qui heurte la barre transversale et rebondit sur la ligne, Carrasso largement battu. Une fois cette alerte passée, on pense que les Dijonnais ont laissé passer leur chance. Courbis fait rentrer Ouadah, sensé éclairer le jeu. Au bout de dix minutes de présence, il offre à Montaño la même occasion que le but de Camara contre Metz. Lancé dans le dos de la défense, le Colombien ne cadre pas sa frappe seul face au gardien dijonnais. Deuxième occasion en or. Le jeu de passe de Ouadah comporte lui aussi énormément de déchets, mais il permet sporadiquement d'illuminer les offensives pailladines. Bocaly sème la panique côté droit, et c'est Sabo (l'un des meilleurs ce soir) qui ne cadre pas cette fois-ci sa reprise.
Dijon se remotive alors dans les dix dernières minutes, l'entrée de Compan n'apportera pas grand chose. L'ancien Caennais passa son temps à glisser sur la grasse pelouse de Gaston Gérard, se trompant dans son choix de crampons. Le MHSC a donc laissé passer à trois reprises sa chance, et les Bourguignons à force de pousser de manière désordonnée mais courageuse, furent récompenser dans les arrêts de jeu. Obameyang pouvait gratifier le public d'un magnifique salto avant, c'est tout un club qui ce soir, a la tête à l'envers.
Avec trois défaites en six rencontres, l'avenir des Héraultais s'assombrit considérablement. Ce prétendant à la montée a frisé parfois le ridicule. La réaction d'orgueil en Coupe de la Ligue a été de courte beaucoup trop courte durée. Joueurs, entraîneur et dirigeants, il est grand temps de réagir.
Publié par bertrandm34
Photos : lebienpublic.com |